Rando et surf = bonheur
Retour de rando hier soir, trop naze pour faire un article, je m'y colle donc sur le champ. Les photos viendront ultérieurement, le temps de faire le tri. On s'est donc fait amener mercredi matin en voiture par Sophie et les puces, qui nous ont déposé au pied du sentier du col du Taïbit, sur la route d'Ilet-à-Cordes (2 h quand même depuis chez nous). Départ de la marche vers 11 h 30, directement dans le jus puisque dès le départ, ça monte, ça monte, et ça monte ! Heureusemnt après 1/2 h d'ascension, un tisanier a eu l'idée de s'installer afin de proposer ses mixtures locales aux courageux randonneurs. Une petite tisane "pour monter", appelée aussi "l'ascenseur", et ç'est reparti. Arrivés au col 2 h 15 plus tard, les jambes bien entamées car il y environ 800 mètres de dénivelé, sans portion plate. De là haut on voit le cirque de Cilaos (dans notre dos), et face à nous s'offre Mafate, sauvage, grandiose, impresionnant, avec en premier plan, en bas du col, Marla, petit îlet de quelques cases et de quelques gîtes. Une heure de descente, posage des sacs au gîte, prise de renseignement pour le repas du soir et hop, le reste de l'après-midi sur la terrasse du petit bar-boutique-épicerie du coin, où on a rencontré des gens bien sympas et bu quelques rhum-anans-citron-raisin-etc proprement délicieux et avec un sérieux goût de reviens-y !
Repas le soir autour d'une bonne tablée, avec au menu un carri-poulet tout aussi succulent, avant de refaire le monde sur la terrase du gîte avec les deux ouistitis rencontrés l'aprem au petit bar, jusqu'à une heure modérément avancée (la nuit tombe à 18 h 30, donc à 22 h t'as l'impression qu'il est 2 h du mat...).
La seconde étape du parcours reliait Marla à Roche-Plate, et si sur la carte on peut penser que c'est un faux plat descendant pendant 11 kms, sur le terrain c'est l'inverse : une succession de montées et de descentes dans un paysage à couper le souffle (notamment Trois-Roches, avis aux connaisseurs) pendant 4 h au lieu des 6 annoncées dans les guides. L'enchaînement grimpette / descente (jamais de plat dans Mafate !) est d'autant plus délicat que j'avais constamment en tête la troisième et dernière étape : la sortie de Mafate par le Maïdo... environ 1000 m de dénivelé, à flanc de rempart (en gros on est au fond d'une cuvette et d'un coup on veut en sortir).
Arrivés vers midi donc à Roche-Plate, nous prîmes le temps de nous restaurer avec les victuailles embarquées dans les sacs (sardines en boîte, pâté en boîte, pain de la veille, barres de céréales), histoire de pas connaître de fringale dans l'ascension finale à venir. Sophie devant nous récupérer au belvédère du Maïdo vers 16 h 30, on était bien dans les temps, donc on l'a pris (le temps). Après avoir fait le plein de nos bouteilles (d'eau, si si), on s'est mis en marche vers 13 h et le calvaire a commencé pour moi... J'exagère un peu mais le frérot est plus sportif, plus entraîné, et en plus il aime bien quand ça monte (je préfère les descentes), donc après 2 jours de marche, mes jambes ont commencé à se durcir dès le début de l'ascension, pis quand tu sais qu'il y en a pour 3 h minimum, ben, tu fais des p'tits pas et tu marches à l'économie. Sans compter que mon sac à dos (chargé comme si je partais une semaine comme d'hab) me déchirait les épaules, mais au moins ça m'a permis d'avoir un aperçu d'un extrait d'un petit bout du fameux grand raid, c'est bien chaud quand même, même quand tu fais un dixième du parcours. Le tirage au sort pour participer est prévu le 9 mai, si je suis choisi, j'arrête de cloper pendant 6 mois sinon je risque de décéder, voire d'imploser en cours de route.
Nous sommes finalement arrivés au sommet 3 h et demi après le départ, dans un brouillard assez froid, trempés et gelés, exactement 10 minutes avant Sophie. L'est pas belle la synchro ??? Retour à la casa après moult étirements et 8 litres de flotte ingurgités pour limiter les crampes, ce qui ne m'a pas empêché de m'en manger une mémorable à peine sortie de la voiture une heure plus tard : la cuisse droite en proie à une violente crampe qui ne voulait pas partir, devant et derrière (les deux muscles quoi). J'ai bien dégusté !
Ce matin, pas de courbatures, mal nulle part (y commencerait à devenir sportif le gars ou bien ?), j'ai donc pu honorer mon rendez-vous de la plus haute importance : un cours de surf offert par Vincent pour mon annif en mars. Plage de Trois-Bassins à 10 h, apprentissage des bases sur le sable, et direct en situation dans les vagues. Bilan très positif (je pensais pas accrocher plus que ça), j'ai trouvé plus facile que prévu, je me suis levé, suis resté en équilibre (tout droit), mais ce coup-ci ce sont les épaules qui ont dégusté (c'est pour ça qu'y sont balèzes les surfers).
Je mettrai les photos ce soir si j'ai le courage.