Au rapport...
Attention, roman ! J'ai vécu ce week end un grand moment que je ne peux résumer en quelques lignes, mais on va essayer quand même... En guise de clôture de la phase spécifique de ma préparation, j'étais donc inscrit à la Cimazasalasienne, gros morceau à déguster, mais idéal pour se tester sur un terrain similaire à celui du grand raid : 53 kilomètres et 7500 m de dénivelé, 3 grosses montées et autant de descentes, pas ou peu de plat...
Parti samedi en début d'après-midi de la case avec le matos de camping, direction Hell-Bourg dans le cirque de Salazie, retrait du dossard en arrivant, et recherche d'un coin sympa pour passer la nuit. Installé dans un sous-bois près du départ, un bon plat de pâtes al dente au réchaud, accueil d'un congénère dans la même situation, une p'tite dodo et... au dodo de bonne heure car réveil à 4 h 30 !
Dimanche 6 heures , 250 concurrents sur la ligne de départ, beaucoup sûrement comme moi se demandant ce qu'il font là, puis c'est parti pour une dure et longue journée... Après un p'tit tour dans la ville en guise d'échauffement, ça attaque direct avec la montée vers la caverne Dufour, le gîte du Piton des Neiges, soit 15 bornes pour 1500 m de dénivelé. Comme d'hab je pars prudent, n'étant pas un bon grimpeur, je veux pas me griller. Estimée à 3 h, cette première montée durera en fait 2 h 39... content le boug ! Pointage, ravitaillement, pis on bascule vers Cilaos par le sentier du Bloc, une descente de 1200 mètres très casse-pattes où j'ai souffert pendant une heure. Arrivés à Cilaos, transition jusqu'au départ du col du Taïbit par le sentier de la Roche Merveilleuse : 7 bornes assez roulantes où j'ai pu trottiner quand le terrain ne s'élevait pas trop. Arrivé au pied du sentier du Taïbit, j'étais pile poil à 5 heures de course, un peu plus que mes prévisions, mais le plus dur restait à venir, on avait même pas fait la moitié de la course... Dès les 1ers lacets, moi qui d'habitude traîne ma carcasse dans les montées, là j'ai eu l'impression d'avoir des ressorts dans les cuisses, et en montant au train, j'ai doublé une douzaine de gars que j'ai déposé les uns après les autres (bon c'était pas des flèches non plus, sûrement partis trop vite) pour arriver au col en 1 h 20 (de 1200 m à 2100 m) et descendre sur Marla en 1/2 h. A la louche, j'avais prévu d'y être en 7 h, j'y suis arrivé finalement en 6 h 45. Je me suis donc offert une pause de 10 minutes, coup de fil à la famille pour donner des news, dire que je bouclerai sûrement en 10 h (mon objectif secret), etc. Je repars seul de Marla, laissant sur place ceux qui font une bonne grosse pause pour soigner des bobos. Alors que je trottine vers le départ du Col des Boeufs (dernière grosse difficulté) depuis 20 minutes, je vois trois gars dans les 1ers lacets et me dit "tiens, ils vont pas vite, je vais les manger"... En arrivant sur eux, mon instinct m'a suggéré de gérer et de rester dans leur sillage jusqu'au sommet, étant donné que je ne connaissais pas du tout cette portion et qu'une fois en haut, on en avait encore pour quelques heures. Bien m'en a pris car sitôt le sommet franchi, je fus le seul sur les 5 (un autre nous avait rattrapé pendant la montée) à repartir en trottinant, content d'en avoir fini avec les montées, même si ce jour-là j'ai mieux monter que descendu. A partir de là je n'avais personne devant, personne derrière, et c'est en 8 h 30 que j'ai atteint le ravito de la plaine des Merles, la barrière horaire étant de 10 h. Ouf, soulagé, je devrais terminer avant les 13 h fatidiques au-delà desquelles on est éliminé. C'était par contre râpé pour les 10 h, étant donné qu'il restait encore 15 petits kilomètres de sentiers, principalement en descente, pour rallier Hell-Bourg. J'ai descendu en serrant les dents car les cuisses étaient en feu, la descente interminable et cassante, de 1900 m à 600 m, ce qui signifie qu'il fallait encore remonter 300 m pour toucher au but, ce que j'ai finalement fait en 11 h 10 mn, à la 144 ème place. Pour l'anecdote, la presse locale de ce matin a publié les résultats et les classements jusqu'à la...142ème place, les autres n'étant pas dignes d'intérêt apparemment, à moins qu'ils ne mettent la suite demain.
Bilan : rassuré sur mon état de forme, des paysages grandioses (la plaine des tamarins superbe), pas un seul bobo ni souci digestif, pas de crampes, pas de courbatures, et des rencontres enrichissantes comme d'habitude. La journée de boulot avec les mini-marmailles a été dure par contre car fatigue générale, donc repos en perspective les jours à venir avant d'entrer dans la dernière phase de l'entraînement : la phase de maintien et pas ou peu de grosses sorties.
Sur ce, une p'tite dodo et... au dodo !
Parti samedi en début d'après-midi de la case avec le matos de camping, direction Hell-Bourg dans le cirque de Salazie, retrait du dossard en arrivant, et recherche d'un coin sympa pour passer la nuit. Installé dans un sous-bois près du départ, un bon plat de pâtes al dente au réchaud, accueil d'un congénère dans la même situation, une p'tite dodo et... au dodo de bonne heure car réveil à 4 h 30 !
Dimanche 6 heures , 250 concurrents sur la ligne de départ, beaucoup sûrement comme moi se demandant ce qu'il font là, puis c'est parti pour une dure et longue journée... Après un p'tit tour dans la ville en guise d'échauffement, ça attaque direct avec la montée vers la caverne Dufour, le gîte du Piton des Neiges, soit 15 bornes pour 1500 m de dénivelé. Comme d'hab je pars prudent, n'étant pas un bon grimpeur, je veux pas me griller. Estimée à 3 h, cette première montée durera en fait 2 h 39... content le boug ! Pointage, ravitaillement, pis on bascule vers Cilaos par le sentier du Bloc, une descente de 1200 mètres très casse-pattes où j'ai souffert pendant une heure. Arrivés à Cilaos, transition jusqu'au départ du col du Taïbit par le sentier de la Roche Merveilleuse : 7 bornes assez roulantes où j'ai pu trottiner quand le terrain ne s'élevait pas trop. Arrivé au pied du sentier du Taïbit, j'étais pile poil à 5 heures de course, un peu plus que mes prévisions, mais le plus dur restait à venir, on avait même pas fait la moitié de la course... Dès les 1ers lacets, moi qui d'habitude traîne ma carcasse dans les montées, là j'ai eu l'impression d'avoir des ressorts dans les cuisses, et en montant au train, j'ai doublé une douzaine de gars que j'ai déposé les uns après les autres (bon c'était pas des flèches non plus, sûrement partis trop vite) pour arriver au col en 1 h 20 (de 1200 m à 2100 m) et descendre sur Marla en 1/2 h. A la louche, j'avais prévu d'y être en 7 h, j'y suis arrivé finalement en 6 h 45. Je me suis donc offert une pause de 10 minutes, coup de fil à la famille pour donner des news, dire que je bouclerai sûrement en 10 h (mon objectif secret), etc. Je repars seul de Marla, laissant sur place ceux qui font une bonne grosse pause pour soigner des bobos. Alors que je trottine vers le départ du Col des Boeufs (dernière grosse difficulté) depuis 20 minutes, je vois trois gars dans les 1ers lacets et me dit "tiens, ils vont pas vite, je vais les manger"... En arrivant sur eux, mon instinct m'a suggéré de gérer et de rester dans leur sillage jusqu'au sommet, étant donné que je ne connaissais pas du tout cette portion et qu'une fois en haut, on en avait encore pour quelques heures. Bien m'en a pris car sitôt le sommet franchi, je fus le seul sur les 5 (un autre nous avait rattrapé pendant la montée) à repartir en trottinant, content d'en avoir fini avec les montées, même si ce jour-là j'ai mieux monter que descendu. A partir de là je n'avais personne devant, personne derrière, et c'est en 8 h 30 que j'ai atteint le ravito de la plaine des Merles, la barrière horaire étant de 10 h. Ouf, soulagé, je devrais terminer avant les 13 h fatidiques au-delà desquelles on est éliminé. C'était par contre râpé pour les 10 h, étant donné qu'il restait encore 15 petits kilomètres de sentiers, principalement en descente, pour rallier Hell-Bourg. J'ai descendu en serrant les dents car les cuisses étaient en feu, la descente interminable et cassante, de 1900 m à 600 m, ce qui signifie qu'il fallait encore remonter 300 m pour toucher au but, ce que j'ai finalement fait en 11 h 10 mn, à la 144 ème place. Pour l'anecdote, la presse locale de ce matin a publié les résultats et les classements jusqu'à la...142ème place, les autres n'étant pas dignes d'intérêt apparemment, à moins qu'ils ne mettent la suite demain.
Bilan : rassuré sur mon état de forme, des paysages grandioses (la plaine des tamarins superbe), pas un seul bobo ni souci digestif, pas de crampes, pas de courbatures, et des rencontres enrichissantes comme d'habitude. La journée de boulot avec les mini-marmailles a été dure par contre car fatigue générale, donc repos en perspective les jours à venir avant d'entrer dans la dernière phase de l'entraînement : la phase de maintien et pas ou peu de grosses sorties.
Sur ce, une p'tite dodo et... au dodo !
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