les randonneurs
Oyé oyé braves gens !
Retour ce matin de notre première vraie incartade en montagne, avec enfants et leur mamie... Bilan plus que positif ! Retour en image ? Magnéto Serge :
"Au commencement, nous avions opté pour le cirque de Cilaos, car moins humide que Salazie et moins sauvage donc plus pratique pour de courtes randos que Mafate... Nous partîmes donc hier matin (dimanche) à 7 h en direction de Bras-Sec, départ de la 1ère étape en direction de Cilaos-village, et voici un aperçu de ce que l'on voit sur la route qui monte de St-Louis, la fameuse route aux 420 virages...
Arrivés à l'îlet de Bras-Sec, au bout d'un chemin légèrement chaotique, et après glanage de renseignements, nous trouvâmes le site de départ, près du début de la ballade et idéalement agencé : tables et bancs en bois, barbecue en pierre, point d'eau, etc... Manquait que l'ADSL. Les places étant chères (gratuites mais forte concurrence), nous optâmes pour l'installation du camp de base, avant le départ, afin de marquer notre territoire...

Pour rejoindre le village de Cilaos depuis Bras-Sec, il faut traverser une sorte de gorge, de vallée étroite au fond de laquelle coule un cours d'eau, le bras Benjouan... En résumé, une descente assez raide, en escalier et en colimaçon jusqu'à la rivière, traversée à gué, montée versant opposé, assez raide, caillouteuse, en escalier et en colimaçon... La même chose au retour, à rebrousse-poil !

Attention ça deeeeeeeeeeesceeeeeeeeend !!!

Gaffe, ça mouille...

Enfin, après moult efforts, et sans un seul chouinement infantile inapproprié, victoire et fin de l'ascension : nous voilà aux portes de Cilaos (voir l'album éponyme), village jumelé avec Chamonix et qui à plus les traits d'un village de montagne à l'européenne, type station de ski, contrairement à Hell-Bourg à Salazie qui a conservé une architecture et une organisation typiquement créoles.

Au bout du village, près de l'église (phallus blanc sur la photo), une aire de jeux attendait les miss, mais nous ne tardâmes pas car avec le retour en perspective et un plafond nuageux menaçant, la prudence était de mise... Nous n'omîmes pas de faire halte chez un commerçant afin d'alleger notre bourse au profit de cartes postales, nougat, couteau, et vin de Cilaos...

Le retour se passa aussi bien que l'aller, margaux gambadant comme un cabris en tête, l'aïeule fermant sagement la marche, et c'est repus mais super fiers que nous débarquâmes au camp de base, vers 16 h environ... et les travaux du camp commencèrent;
Le cherchage du bois

L'allumage du feu

Le cuisage du repas

Pendant qu'on se délectait du vin local, des compatriotes campeurs nous ont offert quelques branches garnies de letchis, sous prétexte qu'ils en avaient un stock énorme... les gens savent plus quoi inventer ! Toujours est-il qu'ils tombaient à point nommé et que nous leur avons fait honneur, ce matin au p'tit déj encore. Après tout ça, nous nous mîmes au lit, vers 20 h pour les plus jeunes et plus âgée, 1 h plus tard pour les chefs de camp, le temps d'admirer les étoiles... et de rejeter un coup d'oeil sur le lieu de notre escapade du jour...

La fin je la fait courte car moyennement drôle (sauf dans dix ans près de la cheminée)... La pluie toute la nuit, quelques affaires trempées au réveil, annulation de la suite du périple car trombes d'eau dans le cirque, retour à 3 Bassins et nettoyage-séchage-pliage-rangeage des tentes, duvets, matelas et autres sacs, en veux-tu en voilà !!!
Cette semaine, le Piton de Neiges (3069 m, point culminant de l'océan indien) sur deux jours, avec gramoune mais sans marmaille..."
BISES A TOUS